03 juillet 2009

個展のお知らせ - keitaro sugihara -

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Il y a des mOndes comme des univers.

Keitaro Sugihara.

Et des mOndes qui résOnnent, le livre que l'on écrit...

les Infantes ont de la lumière dans les yeux/ il faut Oser la Matière et le Mouvement/la seule peine est sOlitude.

Allez, je file...

La plage et les enfants m'attendent.

Bon week-end les gens, bon début de semaine et tutti-quanti !

「なぎのひ」イラストレーター丸岡慎一 - shinichi maruoka -

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A découvrir chez lui.

Quand vOus commencez à vOir le livre en cOurs se cOnstruire, des influences discrètes mais si fortes touchent trés fOndamentalement ce qui est en devenir.

Quelle chance de te savOir l'illustratrice de notre livre. Je te sais à l'Oeuvre ces jours ci...le peu que tu m'as déjà offert me plaît...Allez au bOulot !!!

02 juillet 2009

Comme on respire

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Jeanne, Mel et Jean, Hélène,Béatrix et les autres.

"Je suis sûre qu'avec des mots, on vit.

.
Sous ma langue, il y a le silence.
Sous ma langue, il y a toujours eu le silence.
Dans enfance il y a toujours celui qui ne parle pas. C'est étymologique.
.
Sortir du silence.
Vouloir les mots. Devenir humbles.
Ecrire c'est renoncer et désirer dans le même acte"

Jeanne Benameur. Comme on respire. 2003. TH. Magnier/

en écho à une note de février : Ne rien attendre, toujours espérer

en écho au One Lovely Blog Award de La Soupe de l'Espace.

en écho à Hélène BOHY, le 11 Juillet aux FrancOfolies de La Rochelle. Le cOup de Coeur d'Emma et Martin depuis leur tout premier jour de vie. Bulles en vie. Et je découvre, avec tendresse, cette utilisation des doigts dans son spectacle !???!!!! Et je découvre ce goût de l'enfance et...

1

Vraiment, le hasard n'existe pas.

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[Béatrix Beck] 
Extrait du numéro spécial Libération - A quoi pensez-vous ?
 

 

29 juin 2009

2 

Petit_fils 

Plus que jamais, ces derniers temps, je ressens intimement, ces deux "quasi" aphorismes de Roland Barthes dans La chambre claire (livre que je ne cesse de relire) :

"Toute photographie est un certificat de présence"

"C'est l'amour comme trésor qui disparaîtra à jamais"

Alors, quand mon regard croise un grand-père et son petit fils, quand la distance qui les sépare n'est que kilométrique (l'un vit au Venezuela, l'autre en Chine)...

j'aime à saisir leur présence.

Lettre à C.,

.

Sur les mots de Christian Bobin,

La vie passante. Fata-Morgana. 1996.

.

.

« Je cherche

ce que nous cherchons tous

(…)

La pureté

Oui tous nous le cherchons

cette chose sans prix

cette chose si pauvre

que le mot de pureté

est encore bien trop riche

pour la dire

et qu’il vaut mieux le remplacer

par celui de bonté

ou mieux encore par celui de

Légèreté

Je cherche la légèreté (…)

celle du funambule

Comment faire comment être

De quel pas aller

sur le fil tendu de l’âme

J’avance quand même

peu mais j’avance

et beaucoup grâce à vous

Ce que vous m'écrivez dans votre texte

« Un homme cherche les notes sur le piano dans la chambre seule et haute »

m’a éclairé durablement

Comme vous

je ne crois plus qu’aux

gestes

Il n’y a pas de mots dans le monde

Il n’y a que des gestes

Le problème de la bonté

de la pureté de la légèreté

n’est pas pour autant résolu

mais il a du moins trouvé sa

juste formulation

Quel geste accomplir

pour atteindre la vie pure

Quel geste faire ou retenir

(...)

.

 

Et_puis                                                             Table des matières. 27/06/09

 Brocante gourmande. Epicurian antiques. Candes-Saint-Martin.

.

.

(...)

Je me souviens d’un carnet

écrit par une femme juive

quelques jours avant sa mort

Elle est dans un camp de transit

Hier la vie le travail l’amour

Aujourd’hui la soif la faim la peur

Demain rien

Le train qui l’emmènera vers demain

est sur les rails

vérifié par des mécaniciens scrupuleux

Le train qui filera dans un demain sans épaisseur

dans un jour sans jour

Cette femme regarde autour d’elle

et vers le dernier matin

décrit émerveillée

le linge des enfants

lavé dans la nuit par les mères

et mis à sécher sur les barbelés

Elle dit combien cette vue

la réconforte

lui donne un cœur

contre lequel viennent battre

en vain

les aboiements des chiens les cris des soldats

le souffle lourd des trains plombés

Si ce texte est lumineux

ce n’est pas seulement en raison du voisinage

de la mort et de l’encre

de l’espérance et de l’abîme

C’est aussi c’est surtout

par la pensée qu’il nous donne

et je ne connais pas (…)

de pensée plus noble plus simple

plus noblement simple

Je l’écrirai ainsi

La pureté n’est faite que de détails

La bonté n’est faite que de gestes

Ces gestes ne mènent pas à de grandes victoires

aucune légende ne les retient

Ces gestes sont gestes de tous les jours

bien plus héroïques

que tout héroïsme

Laver le linge

Pour que l’enfant demain

se sente léger confiant

dans ses vêtements frais propres

Même si demain n’est plus

dans la suite des jours

Même si demain

Ne verra pas le jour

Il n’y a pas d’autre légéreté, (…)

que celle de ces gestes

qui délivrent la vie quotidienne

sans façons sans se poser de questions

comme on peut défaire des nœuds de lacet

doucement lentement

surtout sans impatience

car on ferait aussitôt d’autres nœuds

Pas d’autre grâce que celle-là

qui est la seule que nous ayons

la vie le quotidien la vie

La vie la vie la vie."


 

 

 

27 juin 2009

Samedi 27 Juin. 21 heures 51.

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"Naître à chaque instant. Extorquer la banalité fragile et légère de ce qui-vive, sans brutalité, comme en appuyant sur de la fumée, ou de la brume pour que le bleu soit là et y reste.

.

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(...) Naitre à chaque instant (...)

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(...) de ce qui-vive (...) sans brutalité (...) comme en appuyant sur de la fumée (...)

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Il échangerait bien de la mémoire contre ce bleu net, mais c'est la mémoire qui s'y refuse ; ou plutôt ce bleu qui n'est pas sans nuance, à caue de la mémoire.

Alors, il ment un peu en ouverture de son dernier livre : il écrit : "ça va."

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Il écrit qu'il faut que ça aille d'avaler les empêchements comme des sanglots, et les sanglots comme des couleuvres.

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Le soir vient et ça va déjà mieux.

Il s'en tient là, au plus prés ; mais dans le filigrane de l'extrême proximté repasse le moment vécu.

(...)

Ecrire (photographier) pour reprendre le souffle arrêté/

Poème (photographie) pour recoudre et suffoquer plus loin. Déplacer."

.

.

Avec l'écriture de N. Pesqués sur Antoine Emaz

Avec l'aprés midi, au paradis

 pour que le regard s'ouvre et 

que le corps ait lieu.

"Quelle chance !" 

26 juin 2009

Coquelicot1


Coquelicot2

Coquelicot3

.

 " Je n'ai pas le temps

et pourtant

.

un sourire précis

m'emporte au loin

.

les mots d'un poème

n'y changent rien

.

ou

presque.

.

.

Je n'ai pas le temps 

et pourtant

.

au fond

de chaque mot

.

un feuillage d'arbre

s'inquiète

.

l'été y mêle

d'autres mots

.

et un peu d'ombre

que je ne comprends pas.

.

.

Je n'ai pas le temps 

et pourtant

.

ce sont bien tes yeux

que la nuit dépose

.

arbre et bonheur proche

palpitent

.

à présent le monde

respire

.

c'est

sans rapport"

.

.

DERRIERE LA MEMOIRE (extrait). L'évidence qui passe. Louis Dubost.

Le castor astral 2001 .

> fin d'une semaine inondée de Rouge vif . Mettre un mOnde en soi, tout contre, à l'insu des cadastres. Les braises.

24 juin 2009

Co 

Coquelicot 

Coquelicot2 

Coquelicot3 

"Quelle force fait briller d'un tel feu ces yeux méditatifs et tristes ? D'où vient le sang qui irrigue ces joues pâles et creusées? Qu'est-ce qui inonde de passion les tendres traits de ce visage ? Pourquoi cette poitrine se soulève-t-elle ainsi ? Qu'est-ce donc qui a soudain suscité cette force, cette vie, cette beauté dans le visage de cette fille, qu'est-ce qui l'a fait briller de ce sourire, se vivifier d'un rire aussi éblouissant, étincelant ?"

Les nuits blanches. Fédor Dostoïevski. Actes Sud/Babel, 1992. Adaptation cinématOgraphique. James Gray.

23 juin 2009

Alors 


22 juin 2009

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Poetique2 

Poetique3 

Poetique4 

Poetique5 

Dernières publications photographiques sur le moment vécu aux Poétiques de Saumur.

Une galerie en cours (sélection) peut être visionné sur la page : Les poétiques 2009.

Avec la semaine écoulée, le projet de publication en cours (toujours pas abandonné, merci R.), avec les livres tout autour toutes les journées passées et celles à venir, les mots "sauvages et acides" de Pierre Bergounioux sont ceux qui aujourd'hui disent le mieux la résistance possible et nécessaire :

"Toute littérature authentique est dissidente. Aux versions officielles, intéressées de la réalité, elle oppose une interprétation autre, hérétique, qui explicite le sens enfoui de l’expérience. Pas d’œuvre importante, depuis un demi-millénaire, qui n’ait porté dans le registre de l’expression des faits inaperçus, douteux, contestés, dangereux, que les énoncés concordataires s’ingéniaient à omettre ou à dénier.

La critique porte au second degré la conscience que la littérature prend de la réalité. Elle suit sa chance et court d’authentiques dangers.

Le trait majeur des trente dernières années, c’est la défaite, dans ce pays et par toute la terre, des forces de progrès, la généralisation de l’esprit de lucre et du style de vie qui va de pair, recherche effrénée du profit, plat consumérisme, culte régressif du corps, crétinisme sportif, tolérance accrue à l’inégalité, détérioration du facteur subjectif.

Les grands livres, quoiqu’ils empruntent, pour naître, une main singulière et portent un nom de personne, en couverture, sont toujours adossés à un projet collectif. L’auteur n’est jamais que du social individué, de l’histoire incarnée. L’absence d’alternative et d’espoir, d’un grand dessin, ne peut pas affecter leur simple possibilité. (…) La logique marchande, jointe à la prégnance des formes passées ou à la difficulté – c’est pareil ] des textes innovants, actuels, tend à faire de la littérature une occupation anodine, « un quart d’heure de passion sans nuisance ni conséquence », comme disait Montaigne à propos de tout autre chose. On n’escompte pas de la critique qu’elle désigne à coup sûr et dans l’instant les œuvres où se dessine l’énigmatique physionomie du présent. Il faut que du temps ait passé, que le trouble et l’émoi se soient dissipés pour qu’on reconnaisse les textes où l’esprit d’une époque a cristallisé. Mais on attend d’elle qu’elle distingue, à tout le moins, entre des travaux exécutés selon des procédés éprouvés, donc dépassés, conservateurs, et les entreprises hasardées, obscures, discutables qui visent à formuler ce qu’on ignore ou conteste l’ordre établi. Sous ce rapport, critique et littérature ont partie liée. La puissance de révélation, donc de libération, qui s’attache à celle-ci ne saurait survivre à la domination de celle-là, qui s’observe un peu partout dans la presse, les médias, l’école aussi.

Il existe un goût standardisé, des critères formels et des thèmes assortis à l’activité éditoriale en vue du profit. Si, comme il y a lieu de le craindre, il l’emporte, avec l’appui des groupes financiers, d’un personnel politique à peu près inculte, et, au demeurant, décomplexé, d’un système éducatif ravagé par l’inégalité, c’est ce que nous avons eu de meilleur qui sera perdu"

13 juin 2009

L'étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux

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"Celui qui marche d'un pas lent dans la rue de l'exil
C'est toi
C'est moi
Regarde-le bien, ce n'est qu'un homme
Qu'importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes
l'étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux.


Aucun arbre arraché
Ne donne l'ombre qu'il faut
Ni le fruit qu'on attend
La solitude n'est pas un métier
Ni un déjeuner sur l'herbe
Une coquetterie de bohémiens
Demander l'asile est une offense
Une blessure avalée avec l'espoir qu'un jour
On s'étonnera d'être heureux ici ou là-bas."

Tahar Ben Jelloun

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.

 

PAUSE d'IMMEMORY.

Retour espéré en Juillet aprés inventaire/

Ce soir, Hippolythe n'a rien pu faire :

  • Mais qu'importe si l'histrion (facétieux) sans foi ne traine sur les planches qu'une âme usée aux débauches du corps et débite mécaniquement son rôle, pourvu que le spectateur ait la virginité de sa croyance au génie de l'artiste. (Hippolyte Castille; Talleyrand ,1857) 

     
  • la grâce improbable et paresseuse des visages

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    Parfois le balayeur. Cie Les éléments disponibles.

    Composition d'une galerie phoTograPhique (en cours)

    11 juin 2009

    La soupe de l'espace.

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    Enfant lors d'une chasse aux Oeufs de Paques ?! Lui a ramassé de fleurs, une aprs midi entière. Mars 2009


    Je dédie cette photographie à l'équipe de la plus grande (grande dans le sens des enfants !) librairie jeunesse de france : La Soupe de l'Espace.

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    Merci vous beaux libraires de nous avoir attribué le 1er prix (!?!) au concours de Soupe et en cela peut être d'avoir juste retrouvé "l'esprit d'enfance" dans notre mOdeste et délirante contributiOn sans fard ni fiOriture. 

    Par cette reconnaissanc, je sais maintenant que le Rock and Roll n'est pas mort (car c'est ça que Mel et Jean ont entendus.

    Merci à  Olivia (pour Van Sant et tout le reste) et Valérie (pour La croûte et tout le reste, mais pour ce film, et surtout à Magali (mon autre paire de doigt et c'est pas rien) -- qui agit TOUJOURS POUR les enfants dans le Livre jeunesse à Saumur , merci à elle pour m'avOir "permis d'Oser" un truc pareil et pour ses répliques TONITRUANTES, son esprit d'aventure et ses rires...

    Merci à  (mon Beau-frère ) Alain et aux Kings and Puppets pour la Bande Son -Kate- qui a permis de faire vivre Doigt différent (!) et le générique de fin. C'est trés émouvant car c'est leur première Bande Originale de Film -qui donne toute sa fOrce visuelle à la scène finale - . 

    Merci à Bergman pour l'inspiration. Le pauvre, s'il savez. Paix à sa belle âMe. 

    merci à vous.

    Les Poétiques

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    Si vous êtes dans le Maine et Loire à partir de ce soir et pour tout le week-end, ne passez pas (bêtement) à côté des Poétiques de Saumur. Association Littérature et Poétique.

    J'y passerai, pour ma part et pour un certain nombre de raisons, un certain temps