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29 avril 2008

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reprise d'un classique :

"La vie est bonne par-dessus tout ; elle est bonne par elle-même ; le raisonnement n’y fait rien. On n’est pas heureux par voyage, richesse, succès, plaisir. On est heureux parce qu’on est heureux. Le bonheur, c’est la saveur même de la vie. Comme la fraise a goût de fraise, ainsi la vie a goût de bonheur. Le soleil est bon ; la pluie est bonne ; tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est qu’une suite de bonheurs. Même les peines, même les douleurs, même la fatigue, tout cela a une saveur de vie. Exister est bon ; non pas meilleur qu’autre chose ; car exister est tout, et ne pas exister n’est rien. S’il n’en était pas ainsi, aucun vivant ne durerait, aucun vivant ne naîtrait. Pensez qu’une couleur est joie pour les yeux.
Agir est une joie. Percevoir est une joie aussi, et c’est la même. Nous ne sommes point condamnés à vivre ; nous vivons avidement. Nous voulons voir, toucher, juger ; nous voulons déplier le monde. Tout vivant est comme un promeneur du matin. Toutes ces choses qui s’étagent jusqu’à l’horizon, elles n’ont de sens que parce que je le veux. Autrement ce ne seraient que des chatouillements au fond de mes yeux. Mais je me dis : voilà un sentier, des arbres ; cette ligne bleue, c’est une colline où je marcherai. Cela se voit bien au théâtre, où les décorateurs ne nous montrent qu’une toile avec des couleurs dessus ; mais, tout de suite, nous renvoyons les lointains à leur place ; nous tirons à nous les premiers plans. Pour le monde réel autour de nous, c’est la même chose. Le vaste ciel n’est que du bleu dans mes yeux ; mais je l’étale au-dessus de ma tête. Voir, c’est vouloir voir. Vivre, c’est vouloir vivre. Toute vie est un chant d’allégresse. Ils disent bien que Beethoven a vaincu la douleur ; mais ils n’expliquent pas du tout Beethoven par là ; n’importe vivant remporte la même victoire ; le mendiant aussi ; le chien aussi, sans doute.
Seulement, il arrive qu’on meurt ; et les causes qui font mourir sont plus ou moins visibles, mais leur effet est toujours le même. La vie n’a plus la saveur de la vie. Plaisir aussi bien que douleur, tout est frelaté ; l’action est comme une source tarie. Alors il est inévitable que le monde s’écroule faute d’action. Pour ceux qui ne veulent plus vivre, c’est bientôt la fin du monde. C’est ainsi qu’on meurt. Mourir, c’est renoncer.

29 mai 1909

Alain, PROPOS D’UN NORMAND III (1906-1914), Gallimard, 1956

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Commentaires

Ce n' est pas une suite ace que j' ai laissé il y a un moment .Je constate que je me met a écrire sans faire spécialement attention au texte .Cela me fait penser a des pointes d' humeur.C' est en effet la charmante que j' étais qui fais Surface.Un truc de personne un brin ailleurs.C' est la vie Noisette

Les philosophes ont de ces idées " mourir c' est ne plus vouloir vivre " Moi je creve de trop vouloir vivre. Mais bien vivre ,la vie que je méne n' est pas bien affolante Mais il ne suffit pas d' être bien pour sortirde ce monde absurde et pour continuer a y vivre.Dans la vie il y a bcp de genres différent de vivre.Puis il y a le sens que l'on veut lui donner partant du fait qu' elle est absurde.
Je vie pour la petite Lou a qui je raconte les histoires e pierres deLune,
pour les autres en échangeant sur La Photos etc.Pour les parents des charmants gamins qui ont d' abord étais nos filleuls et ainsi va la vie quand tu passes ta avec les autres.Je reviens apres dejeunerNoisette.

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