Windmill / Musique / Vivons heureux en attendant la mort.
windmill : c'est le nom du groupe
A windmill is a machine that is powered by the energy of the wind. It is designed to convert the energy of the wind into more useful forms using rotating blades or sails. The term also refers to the structure it is commonly built on. In much of Europe, windmills served originally to grind grain, though later applications included pumping water and, more recently, generation of electricity.
Oui, ce matin au lever, une grande bouffée de windmill
et pour poursuivre (car cela a un lien quand même)...
Pour poursuivre de façon moins grave le trés bel échange entamé avec RaphAële http://raphportier.jimdo.com/, trés bel échange sur la vie, la "maladie dite mentale", pour dire qu'être en vie et pour résumer qu'être en vie, c'est déjà être malade, et que de cela on ne guérit pas...-(n'est ce pas windmill ? merci pour la matière transformée)
merci à Pierre Desproges d'avoir si bien mise en scène :
"Je suis allé voir le docteur Brouchard en qui j’ai pleinement confiance. Il m’a vu naître. Je l’ai vu naître. Nous nous sommes vus naître.
Après m’avoir ausculté de fond en comble avec minutie, il a dit :
- Pierre, mon vieux… Mon pauvre vieux.
- Je vous en prie, docteur. Soyez franc. Je veux toute la vérité. J’ai besoin de savoir.
- Eh bien, j’ai une mauvaise nouvelle. De toute évidence, vous êtes atteint d’une … d’un… d’une… maladie à évolution lente, caractérisée par… par une… dégénérescence des cellules et…
- Ecoutez. Soyez clair : j’ai un cancer ?
- C’est à dire que non. Je ne dis pas cela.
- Vous dites “irréversible”. C’est mortel. C’est donc bien un cancer. Parlez-moi franchement. Il… il me reste combien de temps ?
- Eh bien oui, vos jours sont comptés. A mon avis, dans le meilleur des cas, vous en avez encore pour trente à quarante ans. Maximum.
- Mais si ce n’est pas un cancer, comment s’appelle cette maladie ?
- C’est la vie.
- La vie ? Vous voulez dire que je suis…
- Vivant, oui, hélas.
- Mais où est-ce que j’ai pu attraper une pareille saloperie ?
- C’est malheureusement héréditaire. Je ne dis pas cela pour tenter de vous consoler, mais c’est une maladie très répandue dans le monde. Il est à craindre qu’elle ne soit pas vaincue de sitôt. Ce qu’il faudrait, c’est rendre obligatoire la contraception pour tout le monde. Ce serait la seule prévention réellement efficace. Mais les gens ne sont pas mûrs. Ils forniquent à tire larigot sans même penser qu’ils risquent à tout moment de se reproduire, contribuant ainsi l’extension de l’épidémie de vie qui frappe le monde depuis des lustres.
- Oui, bon, d’accord. Mais moi, en attendant, qu’est-ce que je peux faire pour atténuer mes souffrances ? J’ai mal, docteur, j’ai mal.
- Avant l’issue finale, qui devrait se situer vers la fin de ce siècle, si tout va bien, vos troubles physiques et mentaux iront en s’aggravant de façon inéluctable. En ce qui concerne les premiers, il n’y a pas grand-chose à faire. Vous allez vous racornir, vous rétrécir, vous coincer, vous durcir, vous flétrir.
Vous allez perdre vos dents, vos cheveux, vos yeux, vos oreilles, votre voix, vos muscles, votre prostate, vos lunettes, etc.
Moralement, de très nombreuses personnes parviennent cependant à supporter assez bien la vie en s’agitant pour oublier. C’est ainsi que certains sont champions de course à pied, président de la République, alcooliques ou choeurs de l’Armée Rouge. Autant d’occupations qui ne débouchent évidemment sur rien d’autre que la mort, mais qui peuvent apporter chez le malade une euphorie passagère, ou même permanente, chez les imbéciles notamment.
- Et vous n’avez pas d’autre médication à me suggérer ?
- Il y a bien la religion : c’est une défense naturelle qui permet à ceux qui la possèdent de supporter relativement bien la vie en s’autosuggérant qu’elle a un sens et qu’ils sont immortels.
- Soyons sérieux…
- Alors je ne vois plus qu’un remède pour guérir de la vie. C’est le suicide.
- Ça fait mal ?
- Non, mais c’est mortel… Voilà, voilà. C’est deux cent francs.
- Deux cent francs ? C’est cher !
- C’est la vie.
(Vivons heureux en attendant la mort)

Lire ce texte (qui me fait passer du rire franc au spasme cynique) avec cette musique si... si...! Merci laurent, la journée se termine bien!
Rédigé par: Ma-lo-do | le 09 mai 2008 à 11:25
Windmill au réveil çà doit faire sortir rapidos du lit ?
Ah Desproges, comme je le regrette :/
J'adore son cynisme, sa vision un peu anarchisante de la société ...
Quand à la musique, je suis content de ma prestation matinale. Jouant dans une harmonie municipale, nous devons jouer le 8 mai et le 11 novembre en échange d'une subvention bienvenue.
Au programme : Chant des partisans et la Marseillaise. Pas passionant sur le plan musical mébon... Les 3 percussionnistes étant en week end, j'ai assuré au pied levé la partie de percu. Violoncelle, tuba, percu ... il me manque le piano pour être un muicien complet.
Rédigé par: Ganesh | le 08 mai 2008 à 08:23
Desproges le magnifique !
Rédigé par: colette | le 07 mai 2008 à 23:34
"...Autant d’occupations qui ne débouchent évidemment sur rien d’autre que la mort, mais qui peuvent apporter chez le malade une euphorie passagère..."
Pour moi, lire (enfin: lire, regarder, écouter...) Immemory en est une de ces activités qui, même quand elle est pratiquée avec gravité, apporte l'euphorie ...et sans aucun risque d'accoutumance ni effet secondaire.
Que demander de plus :-)
Merci Pierre et merci Laurent
Rédigé par: @nn@ | le 07 mai 2008 à 15:04