« C'est le passé, épais, c'est le sombre ; l'immémorial ; c'est comme un monument de pierre qui, au lieu de s'élever, pour imposer, se réduirait à une immense et profonde assise qu'il faudrait se pencher pour honorer ... au-dessus de quoi l'espace s'est fait d'autant plus vaste, d'autant plus ouvert, lumineux... »
(...)
« Et pourtant, continuant à essayer d'approcher ce tout petit, ce bref événement, je me suis dit qu'il s'agissait d'une sorte de heurt intime contre de l'incompréhensible absolu, et ce heurt si l'on peut ainsi dire redoublé : parce qu'il semblait parfaitement incompréhensible que ce fut incompréhensible à ce point : tout bonnement d'être là, dans ce lieu et à ce moment là, vivant, à coup sûr, ne rêvant pas, au milieu de choses toutes aussi indubitables les unes que les autres... »
(...)
« Ce qui fait d'un livre une oeuvre d'art, c'est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d'une certaine manière, serait-ce à l'insu de l'auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée... »
Les mots de Philippe Jaccottet comme ils me viennent pour dire cette rencontre littéraire
avec Nicole Krauss.
Pour en savoir davantage sur La grande maison.
C'est ici : http://nicolekrauss.com/
et pour l'entendre, c'est le Grand entretien
Commentaires