"Dans ta transparence azurée
laisse moi glisser
lentement.
Les folles brumes de lumière
échevelées
montent dans le soleil
avec toi.
Que reste-t'il du gôut du sel
frôlé
entre deux vagues retournées ?
Que reste-t'il des caresses
du vent
et du lit mouvant et tiède
des sables remués ?
Les grands appels ont arraché
les rêves de notre île.
Ah ! les murmures préparés
qui ne furent jamais dits."
In Marée Basse. Nul n'enferme le vent. René Prum. Dépot légal. 1992.
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