la bande sonore et visuelle des premières heures du jour : Vu
Vu ce matin, dans le champs derrière la maison, l'air jaune, les hangars à pommes et la brume...
Vu tous ces visages et vies croisées...
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la bande sonore et visuelle des premières heures du jour : Vu
Vu ce matin, dans le champs derrière la maison, l'air jaune, les hangars à pommes et la brume...
Vu tous ces visages et vies croisées...
Départ 25/09 à 8H09 de Angers St Laud.
Arrivée à 9h50 à Paris Montparnasse.
Le reste, on laissera le soin à Paris-Match de le raconter...
MAIS AUSSI ICI FINALEMENT. http://www.lafetechezleshalter.fr/
Section Photographie 2011.
Retour 25/09. de Paris Mont. 21H00
Arrivée à Angers St Laud. 22h30
"Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps,
Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ
après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troiè.
πλάγχθη, ἐπεὶ Τροίης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσεν·"
Odyssée (I,1) Homère
"Répondre des morts, ce n'est pas seulement éclairer le passé ni même repérer leur trace dans notre conscience présente : c'est poser la question de l'avenir.
Au fond, le spectre, c'est l'avenir, il est toujours à venir, il ne se présente que comme ce qui pourrait venir ou re-venir.
Quiconque veut renouer l'exigence de justice, doit d'abord apprendre à dialoguer avec ces revenants, à leur donner la réplique, ici, maintenant"
d'après Jacques Derrida, cité par Jean Birnbaum. 23/09/2011.
- Sur le parking de la "Feuille verte"
"La mélancolie se lève chaque matin une minute avant moi.
Elle est comme quelqu’un qui me fait de l’ombre, debout entre le jour et moi. Je dois pour m’éveiller la repousser sans ménagement. La mélancolie aime la mort, d’amour profond. Cela fait des années que je lutte avec ces profondeurs, que je m’efforce de limiter leur influence, sans y parvenir toujours. Seule la légèreté de la vie peut chasser l’insondable mélancolie. La légèreté m’est toujours venue du côté de l’amour. Pas du sentiment : de l’amour. J’ai mis longtemps avant de voir ce qui séparait l’amour du sentiment : presque rien, un abîme.
Le sentiment est du côté de la mélancolie. Il y tombe à coup sûr, tôt ou tard. Le sentiment et la mélancolie naissent d’une préférence de soi pour soi, d’une complaisance –exaltée ou effondrée- de soi pour soi. Le sentiment comme la mélancolie sont insondables, pleins de recoins et de remous. La mélancolie est la variété sombre du sentimental. Le sentiment comme la mélancolie adhèrent, attachent, fusionnent. L’amour, lui, coupe, détache, vole. Par le sentiment, je suis englué dans moi-même. Par l’amour, j’en suis détaché, arraché."
Christian Bobin. La présence pure
Jeunes pour la paix par Mediaclap
La chance m'a été donnée de réaliser cet été ce "sujet" de 10 minutes sur Les Jeunes pour la Paix.
"Couvrir" et rendre compte de :
- leur assemblée générale
- leur marche pour la paix
- leur voyage au Mémorial de Caen.
tout au long du mois de Mai et...
pouvoir rendre en images et en vécu, en mots aussi l'énergie de ces jeunes et de leur "mentor" engagé, Olivier Glaize.
Donner ainsi à voir pour d'autres jeunes une illustration possible qui les aidera à répondre à la question :
Suis-je trop jeune pour agir pour la paix ?
intégré dans un support diffusé depuis la rentrée auprès des sixième de collèges.
Accompagner la création de la fédération nationale.
(...)
Je manquerai l'essentiel si je tentais de dire ce qu'humainement, j'ai découvert à travers ces échanges et moments vécus...Il me semble important d'essayer d'en dire quelque chose de cette expérience
je me contenterai donc d'une découverte "rétrospective" sur ce travail créatif de "cinéma du réel" (qui fait aussi écho finalement aux autres productions documentaires également réalisées cet été ) :
(...)
j'ai découvert dans le traitement en images de ces moments partagés la complexité et la richesse de l'écriture documentaire.
Découvert aussi le lien nécessaire qui se crée et qui est le moteur même de la mise en image (une profonde amitié serait donc nécessaire pour saisir et restituer un vécu ?)...
et tout un tas de questions et réflexions qui ont probablement alimenté la réalisation de ce petit reportage :
Comment filmer l'autre ?
Comment accepter qu'aimer un être, c'est aimer le passage d'un être ?
Comment mettre en récit des idées ? (l'idée ici que l'on est jamais trop jeune pour penser et agir la paix)
Comment se servir des cadrages pour dire quelquechose ?
Comment permettre un récit filmé ?
Comment les idées de formes visuelles viennent étayer les idées sous-tendus par le sujet (la contre plongée, le gros plan) ?
Quelle contraste créer dans la forme ?
De quelles figures métaphoriques se servir ?
Comment se servir des images entre-elles ?
Comment créer des récurrences dans un récit filmé (récurrence de musique, de personnes...) ?
Ce cinéma direct nécessitant que les situations soient saisies sur le vif, comment avoir en tête pleinement et synthétiquement au moment du tournage l'idée à transmettre ?
Comment les lieux, les objets, les personnes permettent de voir naître un récit ?
Découvrir encore que : ce que je me reproche JAMAIS, c'est d'avoir essayé
Comment donner corps à un objet singulier mais qui puisse rejoindre chacun ?
Comment dans la "masse" des 240 minutes d'images captés, parvenir à n'en garder que moins de 10 (ou presque), travailler la pertinence de chacun des plans ?
Et aussi comment travailler en équipe (duo) ?
Comment laisser toute la place pour que le cadreur puisse crée des plans ?
Quel brief faire sur un sujet pour qu'il porte fruit ?
Quelles indications données au cadreur, au monteur ?
Comment à un moment donné faire soit-même des images ?
(...)
Au crédit de la réalisation de ce reportage, c'est le travail d'une belle petite équipe, improvisée et constituée pour l'occasion :
pour les prises d'images : Fabrice Lambert pour l'assemblée générale, Antoine Garnier pour la Marche pour la Paix, Emeric pour le Mémorial de Caen
pour le montage : un Samuel Lebrun fort inspiré
et enfin au final cut : Pedro...
(...)
(...)
Audio à découvrir. Clic ici :
« Respirer mis à part… »
Suivi de
« Sur quel moi danser »
Extraits de Une poignée de monde, Ludovic Janvier. Gallimard, 2006.
(choisi par Sophie Nauleau pour la mise en voix)
en écho bien évidemment à Fontevraud et d'autres chOses encore...
avec
"S'évader, fuir en rêve" et
"Tous les jours..."
Dimanche 18/09. 7H23
1Q84. LIVRE 2. page 309. Juillet-Septembre.
Haruki Murakami.
((lu à 7H38))
(...)
L'accrochage de Mercredi, trouver du sens et de l'espace...
pas évident
écrire un texte pour créer du "liant"
ça résonne assez, ça va.
(...)
Et hier sOir, le vernissage...
ouppssss...
j'ai complètement oublié d'y aller
trop occupé à regarder tout autour de la maison
le ciel changeant au soleil couchant,
avec l'impression curieuse que c'est au fil de sa disparition que le ciel devenait lumineux...
Et puis dans la bordure intérieure de la nuit, c'est encore en contre jour (décidément ces échos stupéfiants !), avec une pOp musicale relevée, tellement spontanément partagée, que le sommeil vient me ravir.
Une expOsition d'un cOllectif d'artistes saumurois à voir, sans aucune dOute :
http://www.une-semaine-enchantee.fr/lesartistes.html
(...)
Aussi...
Suis retourné (et en famille cette fois) voir La guerre est déclarée.
Alors...
Au delà de l'échange avec Valérie Donzelli partagé avec elle lors de l'avant première, (échange qui a finalement un tant soit peu trop tourné autour de la question de "film d'une génération ?")...
je retiens juste en échO ces mots de Sénèque et ces quelques mots du critique du Masque et la Plume :
" Ce film est sensationnel. J'ai rarement vu un film aussi NECESSAIRE.
Non seulement pour la personne qui l'a fait. Mais aussi pour nous.
Parce que c'est un film qu'elle n'avait pas le droit de rater.(...)
Et c'est là qu'on voit que l'art, parfois, a des missions très précises...
Et inscrire la vie et la création dans cet acte de volonté est tout simplement prodigieux"
"Voilà trois vérités importantes que nous apprend l'enfant.
Il faut être joyeux, simplement, irrationnellement, spontanément.
Ne pas rester inactif car c'est justement par l'acte que la joie vient au monde. Il faut exiger ce que l'on veut, et se battre pour l'avoir. Les bonheurs ne viennent pas tout seuls comme par la magie dans les contes de fées, ils s'obtiennent par la force de la volonté et la persévérance".
après citation de Dov Beer Mezeritch
Mais c'est vrai aussi que le mérite (moi, aussi) je trouve ça affreux. Pour moi, ça ne veut rien dire de mériter les choses. On ne mérite jamais rien. On n'a jamais ce qu'on mérite. Je crois que le monde est beaucoup plus complexe que ça, souvent violent, parfois instable...Mais c'est précisément à l'intérieur de ça qu'il faut trouver le moyen d'aller, comme les enfants le font si bien, d'aller là où on veut avec qui on veut. La volonté et la persévérance ouvrent le chemin..."Infinité de destin
On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient ?"
Antoine Emaz. Cambouis
Parce qu'il y a du Thoreau dans la démarche et les mots, parce que le documentaire est auto-filmé...
Sylvain Tesson trace sa route, même immObile.
une belle présence à partager, à visionner sur le site : http://documentaires.france5.fr/documentaires/6-mois-de-cabane-au-baikal
et un livre d'une grande présence retraçant ce mOment :
Dans les forêts de Sibérie. Ed. Gallimard.
Guy Goffette. Un pays sur la route.
(...)
Auparavant...pour chacunes de ces dates, "un paradis d'échos"
(...)
venir au monde à chaque fois encOre :
4 septembre 2010...
4 septembre 2009...
(...)
Le titre de l’émission n’a pas changé…
Ni bien évidemment et fort heureusement la voix de...
Marie…Richeux.
Ce n’est pourtant pas le très petit matin, mais plutôt l’heure toute relative du goûter…
Sur les ondes…
Un peu dans l’air,
Retrouver cette légèreté empreinte de douces amertumes, cette délicatesse encore, une façon de marcher et de regarder le monde de biais, de se tenir à côté et d'emprunter des chemins jamais escarpés mais toujours nouveaux, créer des liens avec des branches et de fausses indiscrétions sensuelles puis partagées…
Avec aussi pas très loin Anne Laure Chanel, productrice aux manettes de l’émission…qui aime elle aussi à vous emmener puis vous perdre...(?!)
Sur les ondes
Et un peu partout dans l’air.
Pas la peine de crier. France Culture. 16H00. chaque jour...