Au fil des jours en écriture, une bande sonore remplit le silence.
Histoire de la partager, j'ai crée un espace dédié, histoire aussi d'entendre autrement mes jours, malgré tout.
http://prumtiersen.typepad.com/unemusiqueunjour/
(...)
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Au fil des jours en écriture, une bande sonore remplit le silence.
Histoire de la partager, j'ai crée un espace dédié, histoire aussi d'entendre autrement mes jours, malgré tout.
http://prumtiersen.typepad.com/unemusiqueunjour/
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Pour parvenir à mobiliser mon immobilité, tout compte-fait, sur quelques autres projets d'écriture,
il me faut, pendant tout un temps, mettre immemory en souffrance
"c'est pas la fin, c'est une pause.
Laissez vos lumières allumées.
J'ai besoin de vous souvenir...et demain je va revenir"
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" Ce n'est pas la couleur ni la technique qui font le peintre (ou l'écrivain), pas plus que l'école ne le défait. C'est une manière bien à soi d'attraper le monde par le paletot et de ne plus le lâcher quoi qu'on dise ou fasse alentour pour vous arrêter. Une manière se se boucher les oreilles et de se fermer les yeux à tout ce qui n'est pas cela qu'on a senti un jour bouger à l'intérieur avec une telle évidence qui rien ne prévaudra jamais contre
Comme les enfants qui savent de toute éternité que les nuages sont bleus, les vaches vertes, la pluie d'or et qui mettent tout de suite avec l'audace des anges la mer dans une bouteille et le feu à tous les musées du monde, Pierre est devenu Bonnard en n'écoutant que son coeur, et sa main ne l'a jamais trahi.
Jusqu'au bout, il ne cesse de s'émerveiller, d'arrêter le temps, de disputer à la lumière d'autres lumières et de réinventer le ciel et la terre, la mer et les montagnes, l'homme et la femme. De chanter l'amour du monde et le bonheur de vivre, malgré qu'il en ait, car celui qui chante n'est pas toujours heureux.
(...)
Bonnard sait que ses heures sont comptées. Il est allé aussi loin qu'il a pu dans son regard et en revient rasséréné.
Au fond du noir, il y a toutes les couleurs de L'amandier en fleur, le dernier tableau auquel il travaille. Et c'est un cri d'amour à la vie. Un arbre pour finir et ne pas finir, un arbre debout, comme un homme. Mais celui qui fleurit en hiver quand tout ce qui se tient autour fait le mort, celui qui met le plus de lumière dans la ténèbre, avec ses boules de fleurs blanches, un arbre pour rappeler à l'homme que la vie ne meurt pas, mais seulement ses apparences qui sont des masques. C'est cet arbre là que Pierre est allé cherché au plus profond de lui même, sans y penser, sans le vouloir. En le peignant, il n'a pas vu sans doute ce qu'il faisait. Il n'a pas vu que les branches de l'amandier étaient noires et noueuses comme ses propres bras, pas vu que la blancheur de ses cheveux épousait celle des fleurs, non, il a senti monter l'arbre en lui, percer les bourgeons au bout de ses doigts, fleurir la vie qui n'a pas de fin.
Il ne s'agit pas de peindre (d'écrire) la vie. Il s'agit de rendre vivante (l'écriture) la peinture."
Guy Goffette.
Elle, par bonheur, et toujours nue.
Editions Gallimard. 1998
« il y en a ils ne relèvent pas la tête ils perdent l’habitude de rire ils se recroquevillent tout petit on a beau dire on a beau faire ils laissent tomber leurs yeux par terre »
« le bonheur quand on le tient on a peur qu’il s’échappe il glisse le bonheur je sais j’exagère pleurer autant aussi longtemps pour pas grand chose tu me diras mais le bonheur s’il nous lâche qu’est-ce qu’on devient dis-moi ».
(...)
(...)
Merci à Albane Gellé pour tes mots qui me sont
nécessaires.
Il y a des échos sans nom,
parfois.
...
La Loire est belle
le soir
certains jours.
...
Bon week-end
à chacun.
"Sur le pallier de nos vies mal embouties
Y a quelques rêves qui frappent à la porte aussi
C'est pas grand chose, ça n'a pas de prix
Des fois il paraît ça s'appelle un ami
Ce quelque chose qui ne se décrit
On l'appelle parfois un amour aussi
Ce rêve là je veux le faire ici
Ce rêve là je veux le faire ici
Ce rêve là je veux le faire
Un peu plus tard quand crache les guitares
Là où résonnent pourquoi on est des hommes?
Et on s'oublie dans les plis de la nuit
Noyé de rêves dans l'aube qui jaillit
Le ciel rose ça n'a pas de prix
Des fois il paraît qu'il est bleu aussi
Ce quelque chose qui ne fait pas de bruit
Si ça s'appelle vivre libre sa vie
Ce rêve là je veux le faire ici"
Les têtes raides.
Ici. - sur l'album BANCO
///"Un matin, je me suis levé et j'ai pensé qu'il fallait que j'écrive son histoiire, dussé-je m'attacher à ma chaise et j'ai pensé aussi que je continuerai de chercher, même dans la certitude de ne pas trouver de réponse. Le livre, peut être, ne serait rien d'autre que ça (ou serait aussi, ça) : le récit de cette quête qui contiendrait en lui même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevés, mais il serait avant tout cet état de moi vers elle, hésitant et inabouti"///
Lise,
"Ton suicide rend plus intense la vie de ceux qui t'ont survécu. Si l'ennui les menace, ou si l'absurdité de leur vie jaillit au détour d'un miroir cruel, qu'ils se souviennent de toi, et la douleur d'exister leur semble préférable à l'inquiétude de ne plus être [...] Tu es cette lumière noire mais intense qui, depuis ta nuit, éclaire à nouveau le jour qu'ils ne voyaient plus. »
(avec les mots d'Edouard Levé)
(...)
et dans ce moment d'écriture là (moment et de lacher-prise et de volonté farouche)...
je suis content d'être accueilli tout au long du mois de Novembre par Emmanuel Adely en résidence d'écriture à Angers pour une participation à ses ateliers du mardi.
Premier épisode, demain.
(...)
Oui pas de doute et pour parapher Franz Kafka...
"Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous"
La piscine, c'est pas son truc. Pourtant, la natation est la seule façon de soulager son dos malade. Les premières semaines sont difficiles. Un peu perdu au milieu du grand bassin, les gestes du jeune homme sont maladroits. Puis un jour, Elle apparaît, fière, élancée, telle une sirène évoluant dans son milieu naturel.
Le Goût du chlore est un véritable récit inititiatique d'un jeune garçon sur le point de devenir un homme. C'est aussi l'histoire d'une rencontre, de celles qui marquent une vie de façon indélébile…
Le goût du chlore est à l’image de cette piscine municipale où est allé nager le héros, car on peut être frileux à se jeter à l’eau, mais une fois dedans, on n’a plus envie d’en sortir... Avec une très complète palette de bleus, de bleus-verts et de bleus turquoise, Bastien Vivès nous dresse à cette image un véritable catalogue d’émotions.
( …)
Avec des longueurs toutes calculées dans son récit, Vivès traduit la solitude du nageur, sans vouloir y glisser de profonde réflexion : tout à ses mouvements, le jeune homme, quand il regarde le spectacle des baies vitrées du plafond, ne réfléchit pas à une quelconque stratégie pour retrouver sa nouvelle "professeure" de natation.
Mais dès qu’il atteint un bord, il scrute, il attend, il essaye de la reconnaître. Il la cherche. Tout est très sensuel, très délicat, mais sans fioriture. La fille est là pour nager, pas pour se faire draguer.
Et lui en serait peut-être d’ailleurs complètement incapable, homme neuf, nu, dans cet élément qu’est l’eau et qu’il n’a pas encore bien apprivoisé.
Et au fur et à mesure que les semaines passent et que la complicité des deux se fait plus forte, on s’attend forcément à ce qu’il y ait construction de la relation.
Mais le goût du chlore est comme un après-midi à la piscine. Quand on repart dans le "monde réel" avec des questions plein la tête, le genre de questions directement en lien avec le cœur les frissons de la peau, eux restent.
Livre de Bastien Vivés à découvrir ici :
Et difficile aussi de ne pas revoir et surtout réentendre en écho la magistrale captation des variations des questionnements de la jeunesse réalisée avec délicatesse par la formidable Valérie Winckler dans :
L'heure de la piscine. (extrait)
(...)
"Quand l’eau révèle les appréhensions, les blocages, les enthousiasmes, l’épanouissement. Grâces et maladresses, envols et craintes au fil de l’eau. "
(...)
Vraiment...
Quel beau week-end bleu-turquoise.
(...)
au début du week-end, il se sent porté par un tel courant de vie - qui n'est sans doute qu'une impatience enfantine à être heureux -, qu'il a la sensation à chaque foulée de rebondir sur le trottoir, drôle et mélancolique, romantique quoique falot, antihéroïque...
(...)
Tous droits réservés
Hideaki HAMADA
Quand l'enfance se raconte...
Merci à Richard Gonzales A part soi (Blog d'ailleurs et il faut le dire, incontournable)
pour avoir permis ce lien vers le remarquable travail photographique
d'HIDEAKI HAMADA.
C'est un regard d'une grande justesse qui me touche, étrangement, énormément.
Partager la vie pudique avec ces deux jeunes garçons “Haru et Mina” depuis leur naissance. Des situations au quotidien, et des instants de vie à découvrir
A découvrir ici :
http://www.philobjective.com/le-projet#!__artistes/vstc7=hideaki-hamada
(pour les liens vers le blog, les galeries photos...)
http://www.flickr.com/photos/hamadahideaki/
pour la totalité des prises de vues.
Alors là, euhhhh...(rire)
Alors là...(re-rire)
Peut-être peut-on poser la question autrement : "Est-ce que finalement ce qu'on appelle notre vie, c'est l'instant mais la mémoire, la mémoire de notre vie, n'est-ce pas la mémoire des plus hauts moments d'intensité de notre vie, est ce que ce ne sont pas les intensités de vie, c'est à dire les intensités de conscience ou de sentiments violents de vie qui font le sens de notre vie ?
Oui. Et je préciserai même les intensités souriantes de notre vie...mais une intensité muette.
je ne connais pas de chose plus haute et plus enviable que le sourire, c'est comme ça que la vie commence. Il faudrait parler ici du visage. Le visage s'ouvre dans le sourire jusqu'au bord de se perdre ; on est tout prêt ici du don, mais un don qui se retient juste légèrement, un don qui ne va pas envahir l'autre. Ce don d'une chose qui se partage dans la force de la rencontre. C'est là que s'exprime la vie et sa conscience la plus vraie.
Barthelemy. Le Mont des Cats.
Dimanche 23 Octobre.
"La vie et la mort, la souffrance et la joie, les
ampoules des pieds meurtris, le jasmin derrière
la maison, les persécutions, les atrocités sans nombre,
tout, tout est en moi et forme un ensemble puissant
; je l’accepte comme un totalité indivisible et
je commence à comprendre de mieux en mieux
pour mon propre usage, sans pouvoir encore
l’expliquer à d’autres, la logique de cette totalité ;
je voudrais vivre longtemps pour être un jour
en mesure de l’expliquer…
J’ai réglé mes comptes avec la vie, je veux dire :
l’éventualité de la mort est intégrée à ma vie ;
regarder la mort en face et l’accepter comme
une partie intégrante de la vie,
c’est élargir cette vie. A l’inverse, sacrifier dès maintenant
à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort
et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen
de ne garder qu’un pauvre petit bout de vie mutilée
méritant à peine le nom de vie.
Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie
on se prive d’une vie complète, en l’y accueillant
on élargit et on enrichit sa vie. (...)
(...) La vie est belle et pleine de sens dans son absurdité, pour peu
que l'on sache y ménager une place pour tout et la porter
tout entière en soi dans son unité ; alors la vie d'une manière ou d'une autre,
forme un ensemble parfait"
Etty HILLESUM. Une vie bouleversée. Journal (1941-1943)
(...)
Aujourd'hui, jour des morts et des vivants.
Un petit passage par les urgences de Saumur en fin d'après midi de ce jour férié (Emma s'étant légèrement blessée mais sans gravité aucune) me permet de saisir "cette grande humanité souffrante dans la détresse du "à vivre", du "mourir" aussi (la chambre funéraire jouxtant tristement les urgences) obligeant nécessairement à "ne plus croire vivre à soi tout seul", et saisir cette vie malgré tout "fragile et tenace".
Aujourd'hui, jour des morts et des vivants.
(...)