Est-ce qu’avec, ce que l’on nommera la « maturité psychique » (terme pompier et galvaudé), n’advient pas le fait :
D’aller chercher par soi même ce qui nous manque car, « il faut parvenir à ne plus rester coincé dans un rapport de demande au monde pendant toute une vie »
Et si sortir de l’attitude infantile, c’était précisément cesser de vivre dans l’attente de recevoir.
Cesser de réclamer son dû et peut-être accepter un jour que « ce qui n’est pas venu, ne viendra pas ».
Faire ce deuil là. (Et ça prendra du temps)
Le deuil de ce qui a fait défaut, ce qui a fait défaut à l’autre, ce qui nous a fait défaut.
Précisément.
Alors c’est sûr, il est difficile d’accepter cette idée de passer outre.
Passer outre.
C’est aussi parce que si nous ne passons pas outre, c’est soi même que nous blessons
Et assumer d’être libre, libre quand même.
Alors le prix, douloureux aussi, blesser l’autre. Et ça vous met par terre. Ça.
Alors avec ce combat ordinaire, faire front.
Parce que je crois aussi, au final,
«qu’ à l’heure des choix, les hommes adorent employer le futur ou le futur antérieur . Pourtant « je ferai, j’aurai fait » sont des phrases creuses sur l’échelle des valeurs humaines. Quant il faut solder les comptes personnels, je préfère le présent ou le passé : « Je fais » ou « j’ai fait »
Et pour ceux, enfin qui pensent que tout cela est bien impudique :
« Je ne veux pas ici raconter ma vie mais évoquer seulement ce qui l’a décimée et maintenue, brulée et libérée…(…) l’écriture (réelle et photographique) me redresse et me tient : c’est l’unique façon que j’ai de ne pas complétement échouer à tenir cette promesse qu’est la vie, témoignant ainsi de cet absolu qui est celui non pas d’être heureux, mais vivant »
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