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08 mars 2012

Commentaires

Hier soir, je suis justement allée écouter une conférence "la tentation de 'euthanasie"
je me régale au contact des personnes âgées, bonheur chaque jour renouvelé (même si j'étais plutôt attirée par la pédiatrie et que je continue à soigner des enfants).
J'aime ces photos, ces peaux fines fines, ces muscles décharnés , ces regards troublés, ces mots sussurés... je leur dis toujours que la vieillesse est la belle rançon de la jeunesse !
J'aime à les imaginer jeunes, amoureuses, aimantes et aimées ,insousciantes ,berçant leurs bébés...

Ouah ! Ca c'est dit ! moi aussi elle me choque cette "pub" car la fin de vie ne se résume pas à cela. C'est honteux de publier cela !!!

Bien sûr que lorsqu'on voit ça, ces personnes parlent d'elles-mêmes et pour elles-mêmes et nous on en pense quoi ? Et les personnes que l'on acccompagne à mourrir avec les proches qui sont tout autant présents, ils en pensent quoi ?

Pourquoi déciderions nous à notre place ?

Dernièrement, une fois de plus, j'ai pu voir et vivre avec des personnes combien il était important d'être là et témoin de ces derniers instants.

Et je ne regrette rien de cet acompagnement car on peut le dire, même à l'aube de la mort, ces instants étaient beaux et précieux.

Il y avait beaucoup de sens, d'authenticité et les personnes ont pu ouvrir leur coeur et dire leur chagrin, les personnes ont pu se dire au revoir.

Ces moments étaient chargés d'émotions, de souffrance et de douleur. Le médicament peut et doit soulager la douleur mais rien ne remplace la présence, la parole et la main réconfortante.

Ce chemin a aidé cette famille à accompagner leur proche vers le grand départ avec plus de sérénité et a permis de vivre ces derniers moments ainsi : mettre son âme à nu et pouvoir dire son amour.

La sérénité des uns a aidé l'autre : être en communion.
C'est ce que l'on pourrait appeler "le passage" vers l'au-delà.

On ne peut anesthésier le chagrin, les larmes et la souffrance car cela a un sens.

On peut accompagner et ne pas fuir.

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